Mon voyage vers la Nouvelle-Écosse a commencé réellement le 12 juillet dernier lorsque je me suis levé à 4 h 40 du matin pour faire les derniers préparatifs pour ce voyage de 2-3 mille kilomètres. La veille, j’avais pris soin d’embarquer tout le nécessaire et de prendre soin de ma voiture pour que tout soit parfait pour le départ. Ce samedi matin là, il ne me restait que quelques trucs à embarquer et la glacière. Une fois le déjeuner pris, j’étais prêt à partir vers une nouvelle aventure. Une aventure que j’avais prévu faire l’an dernier, mais à cause des caprices de dame nature, celle-ci avait été remise. La Nouvelle-Écosse allait être la 9e province que j’allais voir, et ce, comme pour les 7 autres visitées précédemment au cours des 3 dernières années, le voyage allait se faire de nouveau en solo.

Pour ce voyage, je disposais d’une semaine, car je désirais aller rejoindre ma famille à Old Orchard Beach, dans l’état du Maine aux États-Unis. Comme pratiquement tous les ans depuis mon plus jeune âge, moi et ma famille avons l’habitude d’y prendre nos vacances et comme cela allait être la première fois pour mon filleul qui allait bientôt avoir 11 mois, il m’était hors de question de rater ça. J’aurais aimé disposé de plus de temps pour ce voyage en Nouvelle-Écosse, mais mes vacances étaient ainsi, une semaine là-bas serait mieux que rien et de plus je ne pouvais pas réellement dire que ce voyage m’attirait énormément avant de partir. Certes, j’étais curieux de faire la Cabot Trail et puis? Une semaine serait probablement amplement suffisante pour tout voir. C’est dans cet esprit que je suis parti à 6 heures moins dix en direction de Moncton. Car mon objectif de cette première journée était d’aller dormir à Moncton. Et la route jusqu’à celle-ci je la connaissais bien, l’ayant fait en 2005. À l’époque par contre, j’avais dormi à Woodstock, soit 250 km plus près de chez moi.

Mon premier arrêt de la journée (8 h 15) est pratiquement devenu une tradition

, car je m’y suis arrêté en 2005 et en 2007. C’est peut-être qu’une simple halte dans le coin de Rivière-du-Loup, mais pour moi elle représente plus que ça. Pour moi, elle représente l’aventure en elle-même. C’est là que j’ai pris conscience la première fois en 2005 que je venais de partir en voyage seul vers l’inconnu. Et depuis j’ai vu le Canada d’un océan à l’autre enfin presque, car c’est après ce voyage que je pourrais dire cela. Le Nouveau-Brunswick et l’Île-du-Prince-Édouard ne donnent que sur le golf du St-Laurent. Quinze minutes plus tard, j’étais prêt à repartir en direction du Nouveau-Brunswick.

Cela allait être la 3e fois que j’allais dans les Maritimes, il fallait cette fois-ci que je remarque s’il a un panneau qui nous rappelle d’avancer nos montres d’une heure. Je ne sais pas si c’est moi qui ne regarde pas bien ou qu’il n’a rien qui l’indique, mais je n’ai toujours rien vu. S’il en a pas, cela serait bien dans ajouter un. Moi, je le sais, mais ce n’est pas nécessairement le cas de tout le monde.

Mon deuxième arrêt de la journée a eu lieu à 11 h 15 pour faire le plein d’essence. J’avais calculé avant de partir en voyage l’essence à 1,50 $/l, ce plein à 1,482 $/l n’était pas trop loin de ma prévision. Après en avoir mis pour 63 $ à Rivière-Verte, j’ai repris mon chemin vers Moncton. La route jusqu’à Moncton est belle, mais plate pour ne pas dire ennuyante. Il n’a absolument rien à voir, mais heureusement cela va vite, la vitesse permise étant de 110 km/h. Si vous désirez arrêter dans une halte pour vous dégourdir les jambes, n’y comptez pas trop, celles-ci sont d’une rareté pour ne pas dire une quasi-absence totale. À 15 heures, heures des Maritimes, j’étais rendu au camping Camper’s City à Moncton. Malheureusement pour moi, il avait un spectacle de voitures dans le secteur et le camping était complet, et ce, même pour une simple tente sans service. La personne à l’accueil m’a donné le numéro de téléphone pour un camping 50 km plus loin, mais vu qu’il était encore relativement tôt j’ai décidé de continuer vers la Nouvelle-Écosse.

J’arrête finalement à Sackville au Nouveau-Brunswick à 15 h 40 pour faire le plein d’essence (1,462 $/l – 69 $) et j’ai regardé si je pourrais trouver un camping dans le guide touristique de Nouvelle-Écosse, vu que c’est le seul guide que j’ai avec moi. Ayant pensé aller dormir à Five Islands en revenant de mon voyage au Cap-Breton, j’ai regardé si cette possibilité m’était possible dès maintenant avec l’aide de mon GPS. Selon ce dernier, j’étais à environ 1 heure – 1h30 de Five Islands, j’ai alors opté pour cette destination. Je ne me souviens pas du nom du premier village franchi après avoir quitté l’autoroute en direction de Five Islands, mais ce dernier m’a frappé par ses maisons. C’était pratiquement toutes de petites maisons de 2 étages très étroites. C’était drôle à voir et en même temps c’était beau. Par la suite, le chemin s’est gâché…

J’aurais dû vérifier le chemin que le GPS m’indiquait avant de m’y aventurer. Ce dernier me faisait passer par de petits rangs… en gravier. Moi qui avais pris soin de rendre l’auto le plus propre possible allais voir mon travail partir en fumée à cause de ces kilomètres de gravier. Chercher une alternative signifierait probablement une arrivée à Five Islands encore plus tard et vu la longue route dans le corps, j’ai choisi de suivre les « conseils » du GPS. Après plusieurs kilomètres, donc 15 km sur gravier, j’arrivai à Five Islands. Tout juste avant d’arriver au camping du parc provincial de Five Islands, j’ai vu un camping sur le bord de la baie. La vue y était magnifique, mais comme en général les campings des parcs sont très bien et que celui de Five Islands dit qu’ils ont une vue panoramique sur le bassin Minas, j’ai opté pour celui du parc. Vers 17 h 15, j’arrivai à l’office du camping après avoir parcourru 1 026 km depuis Victoriaville.

Suite au parc provincial de Five Islands

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