N’ayant aucun itinéraire avant le départ pour ce voyage, j’allais ici et là selon ce que j’apprenais au cours du voyage. Le couple avec qui j’avais jasé la veille m’avait suggéré d’aller voir les dunes près de St-Peters. Je suis parti tôt (9 heures) pour y aller, mais voulant voir le maximum de l’île, j’ai finalement choisi de revenir sur mes pas, voyant qu’il fallait débourser pour avoir accès au site. Avoir su ce qui allait se passer par la suite, cela aurait valu la peine d’y faire un arrêt…

J’ai donc repris la route cette fois-ci en direction opposée en voulant passer par la section de l’île nommée « Au pays d’Anne » qui fait référence à Anne et la maison au pignon vert (Ann of Green Gables). La région compte plusieurs plages alors, pourquoi ne pas y faire un tour? Pour ceux qui connaissent, l’Île-du-Prince-Édouard savent également que la ville de Cavendish s’y trouve et c’est la destination par excellence de l’île. Par contre, je ne connaissais pas l’existence de celle-ci… avant mon retour chez moi. Donc, je n’ai jamais eu l’idée d’y aller… malheureusement.

Pour revenir à ma journée, j’espérais avoir plus de succès sur la route et à trouver mon chemin que pour aller à St-Peters la veille. Et bien non, cela a été de nouveau un échec, je me suis retrouvé de nouveau à passer beaucoup trop au sud et à passer à Charlottetown. Voyant cela, j’ai choisi d’oublier la visite « du pays d’Anne » et de continuer vers Summerside dans la région plus au nord. Pour une fois, je n’ai pas eu trop de mal à m’y rendre. Une des raisons de ma difficulté à m’orienter c’est que j’imaginais l’île en longueur est-ouest, tandis qu’elle est située plus nord-sud. Cela change tout!

Une fois arrivé à Summerside, il était évident que dame nature n’allait pas collaborer avec moi. Après avoir pris quelques photos rapidement, j’ai choisi de revenir sur mon chemin en direction du pont de la Confédération. J’avais tellement eu de mal à m’y retrouver et voilà que la météo allait gâcher davantage mon séjour sur l’île aussi bien revenir sur le continent. J’avais mi tellement de temps faire ces 100 kilomètres, qu’il me serait alors impossible de faire le tour de l’île comme j’avais envisagé avant d’arriver sur ces terres rouges. Vers midi, j’étais de retour à Gateway Village où j’en ai profité pour diner.

Dans les environs de 13 heures, je franchissais de nouveau le pont de la Confédération cette fois ci-devant passer par le poste de péage pour y avoir accès. À noter que l’accès par le pont à l’île est gratuit, mais le retour au Nouveau-Brunswick coûte plus au moins cher selon le véhicule. (une auto: 41,50 $ (2008)) Le ciel étant plus couvert que la veille, j’ai été moins choyé pour ma 2e traversée. Le décor étant plus « ordinaire », je n’ai pas eu le même sentiment à le traverser, mais cela demeure tout de même agréable.

De retour au Nouveau-Brunswick, j’ai cette fois-ci choisi de me diriger vers Bathurst par la route 11. Ayant choisi précédemment la route 1 pour me rendre à l’Île-du-Prince-Édouard, la route 1 me permettait ainsi de finir un tour rapide de la province. Et de plus la route 11 longeant plus ou moins près le Golf du St-Laurent par beau temps, je pourrais ainsi avoir de belles vues.

Par contre, le temps s’étant ennuagé, il n’aura pas fallu très longtemps sur le continent avant d’avoir droit à la pluie, une belle grosse pluie. (Je suis sarcastique.) J’ai donc fait le trajet rapidement en ne voyant pas grand-chose selon les caprices de la météo. Malgré une circulation plus abondante que par la route 1, la route jusqu’à Bathurst s’est faite assez bien. Plate, mais bien. La pluie ayant arrêté, je pouvais enfin espérer de meilleures conditions. Approchant le Québec, j’ai choisi de continuer jusqu’à ce dernier pour être plus près de la maison et avoir moins de difficulté à prendre un emplacement de camping.

Comme cela allait bien, les kilomètres s’accumulaient à coup de centaine, le temps par contre avançait à pas de géant, surtout avec la perte d’une heure due au décalage horaire défavorable entre le Québec et les provinces des maritimes. Je commençais à songer à un emplacement pour la nuit, jusqu’au moment où j’ai entendu qu’il annonçait de la pluie pour le lendemain. Étant encore à une centaine de kilomètres de Rimouski, je me suis alors dit que je n’étais relativement pas si loin de chez moi et que je pouvais peut-être continuer jusqu’à la maison.

Au moment, où j’ai eu cette idée, je me suis dit qu’il n’en restait pas beaucoup, car Victoriaville-Rimouski m’avait pris 3 heures. Le hic, c’est que j’ai confondu à ce moment Rimouski et Rivière-du-Loup. Victoriaville à Rivière-du-Loup m’avait pris 3 heures, Rimouski lui étant une heure et demie de Rivière-du-Loup et moi-même étant à une heure de Rimouski. Finalement, j’étais beaucoup plus loin que je le pensais et n’ayant pas de carte routière du Québec, je ne savais trop où je me trouvais. C’était une grosse erreur de ma part, de ne pas avoir acheté une carte routière du Québec avant de partir. Je n’avais pas cru bon d’en acheter une, ayant passé par là, lorsque j’avais 11 ans, je me suis dit, que je me reconnaîtrais et les routes sont rares dans la région.

Malgré tout, comme cela allait bien, ne ressentant pas de fatigue et étrangement n’était pas épuisé d’être toujours assis, j’ai continué ma route vers la maison ne faisant des arrêts que pour faire le plein d’essence. Rimouski, Rivière-du-Loup… et quel plaisir de voir après des heures Québec. Il reste moins d’une heure pour le retour à Victoriaville. Étant parti à 13 heures (heure des maritimes) du pont de la Confédération, 1 200 km plus tard, à 23 heures (heure de l’Est), j’arrivais enfin chez moi. Sur ces 11 heures de route (excluant la route faites sur l’île), j’aurais arrêté que quelques minutes pour faire 3 pleins d’essence et c’est tout. Et sur ces 3 arrêts, je n’ai débarqué de mon véhicule qu’une seule fois. Je n’en revenais pas d’avoir effectué ce trajet, n’étant pas trop fatigué et je dois même dire même moins que ce que je ressens parfois après une heure de route. Étrange? Et j’avoue également que c’était un peu fou et que je ne répéterais pas l’expérience.

Je me suis couché une grosse heure plus tard et la seule chose dont je me souviens c’est que j’attendais le moteur tourné comme si j’étais encore au volant… C’est ainsi que prenait fin mon premier voyage en solo et c’était loin d’être le dernier…


Images en vrac

La baie de St-PetersLa baie de St-PetersUne église avec un champ de pomme de terreUn bateau à Summerside Le poste de péage vu de Gateway VillageGateway VillageUne vue lors d'une descente sur le pont de la ConfédérationUn aperçu de la vue qu'on a sur le pont de la Confédération
 

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